Alyson Hagy - Les Sœurs de Blackwater [critique]

29/2/2020

Les couvertures bigarrés des romans édités par les éditions Zulma sont toujours très attirantes. Quand en plus ces romans bénéficient d'articles ou d'entrefilets élogieux dans le magazine Lire, il n'en faut généralement pas plus pour que j'enfile ma paire de Doc ou une de mes nombreuses paires de Converse et que je parcoure d'un pas tout à la fois alerte et allègre les 700 mètres qui séparent mon domicile de La Passerelle, la librairie doloise dans laquelle je me rends toujours avec un immense plaisir. C'est ce qu'il s'est passé avec Les Sœurs de Blackwater, le premier roman de Alyson Hagy traduit en français – hélas, cette fois-ci, la déception à été de mise.


L'héroïne sans nom des Sœurs de Blackwater est la seule personne qui sait encore lire et écrire et on vient de loin pour obtenir d'elle une lettre. Dans une Amérique en proie à une pandémie de fièvre mortelle, elle fait l'objet de tous les fantasmes, sorcière pour les uns, sainte pour les autres. Lorsqu'un dénommé Hendricks se présente chez elle et lui demande de lui écrire une épître, elle va devoir entamer un voyage qui ma mènera bien au-delà de la rivière de Blackwater.


L'ENNUI DE BLACKWATER

Alléché par la « prose étincelante » promise par Gladys Marivat dans l'entrefilet qu'elle a écrit dans le dernier numéro de Lire, j'attendais beaucoup des Sœurs de Blackwater. Après avoir refermé le roman, je me demande ce que la journaliste donne comme signification au mot « étincelant ». Si l'écriture de Alyson Hagy est loin d'être désagréable, elle ne m'a pas subjugué pour autant. De plus, la dystopie mise en place par l'auteur est un brin trop obscure pour que l'on se laisse aller complètement au récit. Gladys marivat termine son entrefilet en affirmant que Les Sœurs de Blackwater envoûte longtemps après l'avoir refermé, pour ma part je n'y penserai plu une fois cette critique achevée.


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Alyson Hagy
Les Sœurs de Blackwater
3/1/2020 - Zulma
225 pages

À Propos de l'auteur

Saluée par le New York  Times comme une « voix puissante », Alyson Hagy aime emprunter aux mythes de l’Est américain. Les Sœurs de Blackwater est son premier roman traduit en français.

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