Elizabeth Strout - Je m'appelle Lucy Barton [critique]

4/9/2017

Elizabeth Strout est une romancière américaine récipiendiaire du prix Pulitzer en 2009 pour Olive Kitteridge, roman polyphonique où les destins des habitants d'une petite ville s’entremêlent sur une période de trente ans. Le succès du roman a été tel qu'il a été adapté par la chaîne de télé HBO sous forme d'une mini-série de quatre épisodes d'une heure chacun. En cette rentrée littéraire, les éditions Fayard nous proposent de découvrir Je m'appelle Lucy Barton, bestseller outre-atlantique en 2016.


Hospitalisée pour une banale opération de l'appendice, Lucy Barton se retrouve finalement alitée neuf semaines du fait de complications post-opératoires. Ayant rompu tout lien avec sa famille, c'est avec stupéfaction qu'elle découvre un beau matin, en ouvrant les yeux, que sa mère se trouve à son chevet. Lucy se trouve alors plongée dans les souvenirs de son enfance.


RÉFLEXION PERSONNELLE

Je m’appelle Lucy Barton ne raconte pas vraiment une histoire : la visite de sa mère à l'hôpital est surtout l'occasion pour Lucy Barton de se plonger dans ses souvenirs, et pour l'auteure de nous livrer sa réflexion sur diverses thématiques tournant autour de l'identité, de la solitude, du désir et de l'amour. Pendant cinq jours et cinq nuits, mère et fille vont convoquer les fantômes du passé et deviser sur les thèmes énoncés précédemment. 

Si nous sommes loin du chef-d'œuvre annoncé par l'éditeur, ce roman n'en reste pas moins plaisant à lire. Pas passionnant et vite oublié, mais pas déplaisant pour autant.


Elizabeth Strout
Je m'appelle Lucy Barton
Fayard - 30/8/2017
208 pages
19,00 €