George Orwell - La Ferme des animaux [critique]

21/5/2020

La Ferme des animaux est très certainement, après 1984, le deuxième roman le plus connu de George Orwell. Après avoir essuyé quatre refus du fait de la satire sévère de la révolution russe et du régime soviétique que le livre expose, La Ferme des animaux est aujourd'hui considéré, à raison, comme l'un des meilleurs romans anglais de tous les temps. Une lecture indispensable.


Dans une ferme anglaise lors d'une époque indéfinie, les animaux se sont révoltés et ont chassé les humains de l'exploitation. Elle est dès lors gérée dans le respect de sept commandements qui prônent le pacifisme et l'égalité des espèces. Mais très rapidement, ce que les animaux ont combattu en se dressant contre l'Homme est reproduit par les cochons qui ont pris le pouvoir insidieusement.

UNE FABLE ÉDIFIANTE

Si avec le temps la critique du régime soviétique s'est transformée en critique des régimes autoritaires et totalitaires en général, l'intérêt de La Ferme des animaux ne s'est pas tarie au fil des années. En effet, comment ne pas s'enthousiasmer en lisant cette puissante diatribe ? George Orwell brosse une fable courte mais non moins édifiante, une fable où tout ce qu'il y a de plus pernicieux et perfide chez l'Homme est épinglé de manière allégorique mais juste – et encore tellement d'actualité : ce n'est pas pour rien si ce roman est aujourd'hui au programme des écoles de nombreux pays !


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George Orwell
La Ferme des animaux
1945
128 pages

À Propos de l'auteur

George Orwell (de son vrai nom Eric Blair) est né aux Indes en 1903 et a fait ses études à Eton. Sa carrière est très variée et beaucoup de ses écrits sont un rappel de ses expériences. De 1922 à 1928 il sert dans la police indienne impériale. Pendant les deux années suivantes il vit à Paris puis part pour l'Angleterre comme professeur. En 1937 il va en Espagne combattre dans les rangs républicains et y est blessé. Pendant la guerre mondiale il travaille pour la B.B.C., puis est attaché, comme correspondant spécial en France et en Allemagne, à l'Observer. Il meurt à Londres en janvier 1950 des suites de la tuberculose.

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