Ray Bradbury – Fahrenheit 451 [critique]

16/12/2020

Fahrenheit 451 fait partie des classiques de la littérature dystopique au même titre que 1984 de Georges Orwell ou que La Servante écarlate de Margaret Atwood, pour ne citer que ces deux-là. Le roman de Ray Bradbury a d’ailleurs reçu le prix Hugo du meilleur roman 1954, un prix littéraire récompensant les meilleurs œuvres de science-fiction et de fantasy. Cependant, si Fahrenheit 451 est assurément un bon roman, il n’égale en revanche pas les deux ouvrages cités plus haut.


Montag est un pompier du futur d'un genre particulier : il brûle les livres. Jusqu'au jour où il se met à en lire, refuse le bonheur obligatoire et rêve d'un monde perdu où la littérature et l'imaginaire ne seraient pas bannis, devenant par la même occasion un dangereux criminel pour la société dans laquelle il vit.


DYSTOPIE BRÛLANTE

Adapté au cinéma par Truffaut en 1966, Fahrenheit 451 (point d’auto-inflammation des livres, exprimé en degrés Fahrenheit) est un livre régulièrement cité parmi les chefs-d’œuvre de la littérature dystopique, ce qui éveille en moi la plus grande circonspection.

Entendons-nous bien, le premier roman de Ray Bradbury est un bon roman, un roman qui se lit avec un réel plaisir, mais de là à le qualifier de chef-d’œuvre, je trouve cela un peu disproportionné. Disproportionné car Fahrenheit 451 ne m’a pas pris aux tripes comme le 1984 de Georges Orwell a pu le faire ; disproportionné car il ne m’a pas hanté de longues semaines après sa lecture comme La Servante Écarlate de Margaret Atwood l’a fait.

Reste un roman maîtrisé qui a sa place dans toute bibliothèque qui se respecte.

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Ray Bradbury
Fahrenheit 451
1955 – Denoël
224 pages

À Propos de l'auteur

Raymond Douglas Bradbury dit Ray Bradbury, né le 22 août 1920 à Waukegan dans l’Illinois et mort le 5 juin 2012 (à 91 ans) à Los Angeles en Californie, est un écrivain américain, référence du genre de l’anticipation. Il est particulièrement connu pour ses Chroniques martiennes, écrites en 1950, L’Homme illustré, recueil de nouvelles publié en 1951, et surtout Fahrenheit 451, roman dystopique publié en 1953.

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