The End of the fucking world - saison 1 [décryptage]

10/1/2018


Netflix produit des séries originales à un rythme incroyablement élevé et propose à ses abonnés, en ce début d’année 2018, The End of the fucking world, sa petite dernière coproduite avec la chaîne de télévision britannique Channel 4. Adaptée d’un roman graphique publié en 2012, cette série british – qui compte seulement huit épisodes d’une vingtaine de minutes chacun, format parfait pour s’adonner au binge watching – complètement barrée se veut cynique et bourrée d’humour noir. Un petit régal.

The End of the fucking world saison 1


DE QUOI ÇA PARLE ?

James (Alex Lawther), un adolescent de dix-sept ans, se présente comme un psychopathe qui tue régulièrement des animaux pour passer le temps. Il aimerait cependant « passer à la vitesse supérieure » et tuer un être humain. Il pense avoir trouvé la victime parfaite en la personne d’Alyssa (Jessica Barden), une camarade de lycée tout à la fois rêveuse et rebelle, et tout aussi paumée que lui. Mais c’était sans compter les sentiments amoureux que la jeune fille va faire naître en lui. Ensemble, ils décident de fuguer et se lancent dans un road trip qu’ils n’avaient pas prévu aussi chaotique…

The End of the fucking world saison 1


UN BIJOU DE CYNISME

« Je m’appelle James. J’ai 17 ans, et je suis à peu près sûr d’être un psychopathe. » Dès sa toute première réplique, en voix off, The End of the fucking world annonce la couleur ! Difficile de faire plus explicite et plus direct : vous voilà prévenu, vous vous trouvez en pleine comédie dramatique, sordide et cynique. Et si l’ambiance franchement dérangeante pourra de prime abord rebuter les téléspectateurs les plus délicats, la série finira inexorablement par les conquérir.

The End of the fucking world saison 1


ROAD TRIP WTF

Passés deux premiers épisodes perturbants (les deux meilleurs) où l’on fait connaissance avec James, qui ne ressent rien, ne veut rien ressentir et projette de tuer, et Alyssa, rebelle perturbée et clairement suicidaire – deux ados abîmés par leurs parents –, la gêne se dissipe et les qualités brutes de la série se font alors pleinement apprécier. Du talent des deux jeunes acteurs à la photographie somptueuse ajoutant une agréable touche de romantisme à ce road trip déluré, en passant par la bande son vintage jubilatoire (où l’on notera la présence de Françoise Hardy avec la délicieuse Voilà), The End of the fucking world est une bonne surprise et une réussite de plus à mettre au crédit de Netflix.

The End of the fucking world saison 1

EN RÉSUMÉ

Diffusé confidentiellement au Royaume-Uni, Netflix permet aux téléspectateurs du monde entier de découvrir The End of the fucking world, et il faut remercier la plateforme de streaming pour cela, tant il aurait été dommage de passer à côté de cette série autant dérangeante que réjouissante.