Virginie Despentes – Cher connard [critique]

20/08/2022

Dès que j’ai su que Virginie Despentes sortait un nouveau roman en ce mois d’août, ce dernier a tout de suite été en tête de ma liste des ouvrages estampillés « rentrée littéraire » à lire. Et ce ne sont pas l’horrible jaquette faussement punk proposée par Grasset et le titre inutilement racoleur – Cher connard – qui m’ont fait changer d’avis.


Roman épistolaire , Cher connard parle de notre monde, de l'ère #metoo et des travers des réseaux sociaux.


CHÈRE VIRGINIE

Virginie Despentes n’est pas réputée pour mâcher ses mots, et plus de cinq ans après son dernier roman (le troisième tome de la trilogie Vernon Subutex), la donne n’a pas changée et les haineux vont continuer de la décrier – pour ma part, je suis ultra-fan de son univers et de sa plume et lire Cher connard a été un réel bonheur même si moindre que d’habitude.

Moindre d’abord car le style épistolaire n’est pas celui qui m’emballe le plus. Moindre ensuite car l’utilisation erratique du tiret semi-cadratin nuit a la fluidité du récit. Il n’en reste pas moins que Cher connard est un roman fort, et ce grâce au mordant de Virginie Despentes et à sa plume acerbe.

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Virginie Despentes
Cher connard
17/08/2022 – Grasset
352 pages

À Propos de l'auteur

Virginie Despentes, née le 13 juin 1969 à Nancy, a rencontré le succès dès son premier roman, Baise-moi. Depuis, elle navigue dans un univers singulier en marge des convenances.

Elle a été membre de l'académie Goncourt du 5 janvier 2016 au 6 janvier 2020, date de sa démission.

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